Titre : La femme cananéenne
Texte de base : Mathieu 15 versets 21 à 28
Autres textes : Marc 7 V 24 à 30
Introduction
L’histoire de la femme cananéenne est une histoire très courte (7 et 8 versets) mais
très riche en leçons. Dans la Bible, elle est mentionnée dans Mathieu 15 : 21 à 28 et
dans Marc 7 : 24 à 30. La femme cananéenne, tout comme certaines autres femmes
(la femme samaritaine, la veuve de Sarepta, la sunamite, etc…) est une femme qui a si
bien marqué la localité où elle vit par l’acte qu’elle a posé que son nom, le nom de son
époux, sa famille et sa tribu se sont effacé pour laisser toute la localité la revêtir et la
marquer à jamais.
Que dire de cette localité d’où est originaire cette femme ?
Parlant de cette localité, nous pouvons dire que Canaan est le pays que l’Eternel a
promis à Abraham et à sa postérité. Et ce territoire que Dieu a promis à papa Abraham
et sa postérité était un territoire occupé par 7 peuples : les cananéens, les
guirguasiens, les jébusiens, les amoréens, les héthiens, les phérésiens et les héviens.
Dans Exode 23 : 23, l’Eternel Dieu a promis à Josué qu’Il les exterminera tous devant
les enfants d’Israël afin qu’ils entrent en possession de leur héritage. Donc, cette
femme fait partie des nations que l’Eternel avait résolu détruire.
Précisément, au temps de Jésus, cette femme cananéenne vivait dans le territoire de
Tyr et Sidon (encore appelé Phénicie), d’où son autre nom de femme phénicienne.
1- Résumé de l’histoire
2- Qui est donc cette femme cananéenne ou phénicienne ?
3- Les actes clés de la femme cananéenne
4- Quelques qualités de la femme cananéenne
5- Que retenir ?
6- Points de discussion
7- Sujets de prière
1- Résumé de l’histoire
Personnages de l’histoire :
EXCELLENCE CONJUGALE
– Jésus : Fils de David, Seigneur, Sauveur d’Israël,
– Les disciples : (je les mets ici, entre Jésus et la femme cananéenne), ils
connaissaient le statut de cette femme cananéenne, personna non grata : pas
éligible pour bénéficier des faveurs et des bénédictions de Jésus ;
– Femme cananéenne : femme focalisée sur son besoin d’arracher la délivrance
de sa fille tourmentée par le démon contre vents et marées.
Jésus, après avoir repris les pharisiens sur quelques points de l’hypocrisie liée à la
tradition, s’est retiré pour se cacher dans le territoire de Tyr et Sidon. Jésus ne voulait
vraiment pas être dérangé.
Brusquement, voici la perturbatrice (ayant eu l’information de la venue du messie
dans son territoire), sachant qu’elle est indigne et impure, qui reste à bonne distance
et crie : « aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! ….. ». Elle sait qu’elle doit faire vite
après l’avoir accroché et aussitôt, elle pose son problème « ….ma fille est cruellement
tourmentée par le démon. »
Silence plat de Jésus……
Elle ne s’arrête pas, elle continue par implorer Jésus et poser son problème à un tel
point que les disciples se sont approchés de leur maître pour lui faire la « bonne »
proposition de la renvoyer lui-même, surement parce qu’ils ont tenté sans succès de
le faire.
Et c’est après la proposition des disciples que Jésus leur répond (ne s’adressant même
pas à la femme, je pense), « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdus de la maison
d’Israël ».
Etant assez près de Jésus pour l’entendre, elle se jette à ses pieds et se prosterne en
disant : « secours-moi, Seigneur ! » et ce n’est qu’en ce moment qu’Il s’adresse
particulièrement à elle « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter
aux petits chiens ».
Qu’à cela ne tienne, se dit-elle, et elle répond : « oui, Seigneur…. », (c’est vrai,
reconnait-elle), « …mais les chiens mangent les miettes qui tombent de la table de
leurs maîtres ».
Verset 28 : Jésus lui répond et dit : « Femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme
tu veux » et elle a arraché ainsi la guérison de sa fille.
2- Qui est donc cette femme cananéenne ?
La femme cananéenne est la descendante de l’un des 7 peuples que l’Eternel a
ordonné à Josué d’exterminer afin d’occuper leur territoire, héritage de leur ancêtre
Abraham. Dans Josué 16 : 10, il est dit que la tribu d’Ephraïm n’a pas exterminé les
cananéens mais les a laissé vivre au milieu d’eux et en contrepartie, ils percevaient un
tribut. Les cananéens étaient donc un peu comme des esclaves au milieu des enfants
d’Israël.
La femme cananéenne connaissait l’histoire et savait alors sa condition. Elle
connaissait surement la puissance du Dieu d’Israël qui a été capable de les dépouiller
de leurs terres, leur liberté et leurs possessions pour les donner à ses enfants.
Ayant vécu auprès du peuple d’Israël, elle connaissait aussi l’histoire de Jésus, sa
généalogie, puisqu’elle l’appelle Seigneur, Fils de David
Elle savait que sa condition en Israël était comme la condition d’un esclave envers
son maître.
Elle était reconnaissante pour la vie sauve dont elle jouissait.
Mais son problème de l’heure, c’est la maladie de sa fille dont elle ne trouvait de
solution. Après des recherches, les tours chez les docteurs, ses dieux, elle a su que seul
Jésus, fils de David pouvait délivrer sa fille.
Et Le voilà dans sa localité, il fallait qu’elle aille et obtienne sa miséricorde et son
secours.
Ce qu’elle a fait en sacrifiant TOUT, honneur, dignité pour obtenir le résultat qu’elle
voulait.
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3- Les actes clés de la femme cananéenne
Cette histoire nous enseigne fondamentalement trois choses :
La connaissance de celui à qui elle s’adressait, bien qu’étant étrangère, d’où
le respect, la déférence envers le Seigneur Jésus
La femme cananéenne connaissait celui à qui elle s’adressait ; Seigneur, Fils de
David.
La connaissance profonde amène à la foi et ouvre de grandes portes.
Nous devons aller devant Dieu dans la prière en sachant qui Il est vraiment, en
recherchant ce qu’Il est capable de faire devant la situation précise que nous
traversons.
Quand nous allons devant nos époux pour nous adresser à eux, savons-nous
que nous nous adressons à l’autorité que Dieu a placé au-dessus de nous ?
respect et déférence également
La femme cananéenne a persévéré, bravant le silence de Jésus, son
indifférence, le renvoi des disciples et même les paroles qui semblent trop
dures ne l’on pas ébranlée. Une femme endurante et courageuse, focalisée sur
un but à atteindre ne se laisse pas détournée ou découragée par quoi que ce
soit.
Devant les situations qui sont comme des montagnes devant nous, qui
semblent impossibles à surmonter, nous devons nous inspirer de la femme
cananéenne, persévérer et être focalisées pour l’atteinte du but fixé (la
résolution du problème) Confère l’atelier 2 sur comment vaincre les obstacles
dans le couple
La femme cananéenne était une femme de foi. Elle avait la conviction que les
miettes de pain pouvaient la rassasier, la foi comme un grain de sénevé.
Et Jésus Lui-même a qualifié cette foi de grande.
La femme cananéenne avait en elle la confiance que peu importe ce qu’elle
recevait de Jésus, cela suffirait à solutionner son problème.
4- Quelques qualités de la femme cananéenne
Femme respectueuse
La femme cananéenne était une femme qui sait se tenir : elle est restée loin de
Jésus, connaissant sa condition au milieu des israélites, criant pour attirer son
attention sur elle.
Combien de fois devant des circonstances de la vie, nous n’avons pas manqué
d’attention, d’égard, de respect envers des personnes que nous devrions traiter
avec respect et déférence, et quelles en ont été les conséquences ?
Le respect de l’autre amène des faveurs imméritées parfois
Humilité
Cette femme savait traiter les autres avec humilité et respect. Ainsi, devant Jésus,
elle n’a eu aucun mal à (i) implorer sa pitié et (ii) se jeter à ses pieds.
L’exercice de l’humilité en tant que femmes surement nous ouvrira de grandes
portes comme la femme cananéenne.
Rappelons-nous de la parole de Dieu qui déclare « l’humilité précède la gloire ».
Endurance/persévérance/détermination
La femme cananéenne a été endurante, persévérante et pleine de détermination.
Femme réaliste et vraie
Cette femme, sans hypocrisie a reconnu sa position de « petits chiens ». Oui a-t-elle
dit au Seigneur, mais les petits chiens mangent des miettes qui tombent de la table
des enfants.
Elle a reconnu son état de femme étrangère, ne méritant rien mais pouvant par la
grâce avoir part à ce qui ne lui est pas dû.
Don de soi
Pour sa fille et surement sa famille, la femme cananéenne s’est sacrifiée. Donnant
tout et bravant tout (silence, indifférence, rejet et même mépris, …
Femme de foi
Jésus lui-même a reconnu sa grande foi
5. Que retenir ?
Dieu ne regarde pas notre passé pour déterminer notre futur
6. Points de discussions
Quelle qualité de la femme cananéenne nous inspire le plus?
Quel est notre niveau d’engagement dans notre foyer ? envers nos enfants ?
envers notre époux ? envers toute autre personne vers qui l’Esprit de Dieu
nous pousse afin de lui venir en aide ?
Sommes-nous prêtes à tout sacrifier (honneur, dignité, argent, amour de soi,
etc) pour un objectif o combien noble ? sauver un membre de sa famille, etc
Que pensons-nous de l’indifférence de Jésus, son silence ou même la dureté
de sa réponse quand nous crions à Lui ?
Que pensons-nous de l’indifférence des leaders spirituels, des aînés devant
une situation pressante que nous traversons ?